Un essaim qui s’installe

Je travaillais à la miellerie quand j’ai remarqué que des abeilles  volant autour d’une pile de hausses discutaient aussi entre elles: « pas mal l’endroit ! » .  .Surement des éclaireuses… J’ai alors vite installé une ruche pas loin, avec cadres bâtis, et traces de pollen et de miel. et une des hausses avec abeilles autour. Début d’après-midi, de plus en plus d’éclaireuses, visitant l’intérieur: « de mieux en mieux » se disaient-elles.  Puis plus personne ou presque pendant 1/2 heure, avant qu’elles ne reviennent avec l’essaim qui vrombissait dans le ciel; les éclaireuses se posent à l’entrée et invitent tout le monde à s’installer. Le temps de chercher mon portable et les voilà en photo:

Elles rentrent vite.  Après quelques  minutes, d’autres se mettent en place sur la face avant et sur la planche d’envol pour battre le rappel et aider les retardataires ou les fatiguées à se retrouver dans ce nouveau « nid ». On voit bien comment elles se positionnent en direction  de l’entrée, en ouvrant leur glande de Nasanov (située à l’arrière de l’abeille) pour libérer des hormones attirant les autres, et vrombissant des ailes pour diriger l’émanation de ces hormones et émettre en plus des sons particuliers.  Une heure après, tout le monde est là, et j’entends que ça travaille dur à l’intérieur (repeindre , aménager les chambres, cuisine, grenier, salle de réunion..etc) .

PS: Parfois j’utilise un stéthoscope de médecin que j’applique contre le bois de la ruche pour bien entendre tout ce qui se passe à l’intérieur: impressionnant.

Nouvelles des abeilles d’ici en cette mi-mai.

J’ai dû faire une 1° récolte de celles prés de la miellerie avant que ça ne « déborde » (ce qui aurait accentué les risques d’essaimage), ou que ça ne devienne des « grattes-ciels » (trop difficiles à gérer pour moi). les plus impressionnantes:   
Localement elles ont profité des fleurs de garrigues,fruitiers, et du sainfoin que des voisins fromagers bios cultivent pour leurs brebis (https://lafermedetarbes.com/), d’où cette photo d’un des champs:

Ruche Kényane

Des amis voudraient avoir quelques ruches et m’ont demandé ce que je pensais de la ruche « Kényane ».

Personnellement je n’en ai jamais eu, entre-autre car elles sont trop petites quand il y a des bonnes miellées. Mais à plusieurs moments (dans ces 50 dernières années..) j’ai entendu parler, et vu, des ruches africaines en longueur, du style « ruches tronc » (donc cylindriques) et horizontales, le couvain étant prés de l’entrée, le surplus de miel derrière.
Puis ce même type de ruche horizontale a été fabriqué, avec parois inclinées, qu’on trouve maintenant en France.

Je pense que les abeilles s’adaptent bien aux volumes verticaux, obliques, horizontaux,..etc : on le voit pour certains essaims installés dans des lieux de toutes formes et s’y développant bien (surtout avant l’arrivée du Varroa, donc durant mes 10 premières années de vie avec eux).

Mais je conseille à quiconque voulant avoir des ruches d’aller dans quelques cours ou stages de base (on en trouve dans chaque département ou presque), puis de proposer son aide à quelques possesseurs de ruches de son coin et de son style (parmi les 100.000 qu’il y a en France) pour commencer à « sentir » les abeilles, et ce que l’on veut faire avec elles.

Et si vous choisissez d’essayer le modèle de ruche Kényane, je conseillerai aussi d’aller, en plus, pratiquer au moins quelques heures chez des gens en possédant depuis deux ans ou plus (des particuliers, et non pas des vendeurs de ruches ou d’essaims).