Traitement Bio Anti-Varroa 2019

Une mise à jour des traitements Bio contre la Varroa.
Ce que je fais ces dernières années:
  –  quand il n’y a pas de couvain operculé : série d’essaims avec reines commençant juste à pondre, ou bien arrêt de ponte hivernal, je fais un traitement à l’acide oxalique (dans le 1° cas en sirop par dégoutement, dans le 2° par sublimation).
  –  Et chaque fin d’été je traite toutes mes ruches: après l’avoir fait avec l’Apiguard, puis ces dernières années avec l’ Apilife.
 –  J’ai commencé en cette fin août 2019 avec le varromed (3 passages à 6 jours d’intervalles).

  –  Ma première impression suite à mon traitement de septembre 2019 : c’est cher,  mais ça semble bien toléré par les abeilles et efficace,  et plus facile à utiliser avec ces coups de chaleur que nous avons eu. Je vous en dirais plus cet automne.

 

5 réponses sur “Traitement Bio Anti-Varroa 2019”

  1. Bonjour Jérôme,

    J’ai commencé l’apiculture en juin 2019. Tombé dans le bio en étant petit, il y a plus de 40 ans … j’ai naturellement choisi le Varromed pour traiter ma ruche. Elle était particulièrement infestée. J’ai sans doute fait une erreur ou deux ? La première d’associer des plaquettes imprégnées Confort du couvain à la gaulthérie et le traitement au Varromed. La 2ème d’avoir sans doute touché la reine avec le produit ( aux dires d’un apiculteur questionné sur le sujet). Conséquences : la reine de 2019 retrouvée morte sur la planche d’envol et une mortalité très importante des abeilles fin octobre 2019 ( traitement commencé en septembre et poursuivi selon le niveau d’infestation d’après la notice sur octobre. Du coup j’ai des doute sur ce produit. Cette année, je ne me décourage pas et ai réinvesti dans 2 essaims en abeille noire locale en Dadant 10c ( hautes alpes) et prochainement 2 essaims en Buckfast pour ruche warré qui viendront de Savoie. L’essaim de 2019 a pu être sauvé grâce à l’intervention de l’éleveur de reine qui me l’avait vendu. Bien pourvue en miel et en pollen, les abeilles restantes étaient suffisamment nombreuses pour survivre à l’hiver passé dans le Vaucluse. Quel traitement appliquer et avec quelle méthodologie ? Avez-vous désormais un retour suffisant sur le Varromed ?
    Le produit devant être en contact de préférence avec les abeilles, comment être sûr de ne pas toucher la reine ( bien que le fabricant ne l’indique pas dans la notice comme mise en garde). A partir de quelle période l’appliquer ? Après le récolte du miel ? la notice n’est pas claire non plus sur le sujet : « pas de délai d’attente pour le miel « ?! Je suis preneur de votre expérience et avis sur ce sujet d’importance. Bien amicalement, Alain

  2. Personnellement je n’ai constaté aucun problème sur mes ruches traitées antivarroas avec le Varromed. Je l’utilise « en dégoutement » classique (et je ne le fais pas en cours de miellée):
    – Ouverture de la ruche, enlevage de la Hausse et de la grille à reine s’il y a, puis on met délicatement le produit sur les abeilles situées en haut des « intercadres ». A chaque étape, léger enfumage. Les abeilles vont se transmettre le produit sur elles et sur les bâtisses de cire. En agissant tranquillement, la reine reste (ou revient si elle était en bordure) au cœur de la grappe, entourée d’abeilles protectrices et évitera tout contact direct.

    Trois observations supplémentaires:
    – Le mieux est souvent l’ennemi du bien, et je ne juxtaposerai pas 2 produits antivarroas dans la ruche (sauf si une AMM ou des études différentes et approfondies le préconisent).
    – Pour toute personne n’ayant que quelques ruches, depuis peu d’année, je lui conseille d’ouvrir des ruches avec différents apiculteurs locaux expérimentés, afin d’apprendre à sentir la colonie, les phénomènes de grappe d’abeilles, de trophallaxies..etc. Par exemple en leur proposant un petit coup de main..
    – Forte mortalité: cf s’il y a eu des pesticides sur cultures, arbres, bâtiment d’élevage (les abeilles y vont boire)..etc , et cf aussi les apis locaux

  3. Bonsoir Jérôme,

    Merci pour ces réponses. Je suis effectivement en contact avec différents apiculteurs de ma région pour me former a être un bon berger des abeilles.
    J’ai par ailleurs questionné justement ces apiculteurs du département et aucun n’a eu d’explication concernant la mortalité subite à l’automne passé.

    A ma connaissance, il n’y a pas de traitement chimique lié à l’agriculture qui est d’ailleurs de la polyculture destinée à de petits élevages ovins et bovins. J’ai des amis éleveurs avec qui Je discute régulièrement et l’un d’entre eux est également apiculteur. Il a subi des perte de 50 % sur 6 colonies en avril 2019. Il a fait faire des analyses et rien de probant n’est ressorti.

    Nous avons la chance dans les hautes alpes d’avoir une nature encore préservée avec une diversité de paysage et une faune/ flore encore sereine.

    Je choisirai un traitement le plus naturel possible cette année bien que les apiculteurs locaux traitent pour la plupart avec des lanières à l’amitraze.

    Bonne saison apicole et bien à vous

    Alain

  4. Bonjour, vous êtes sûr de faire du bio avec Varromed?
    Quand on lit la composition il y a un excipient: colorant caramel (E150d) Dans l’Union Européenne comme aux Etats-Unis, l’ensemble des caramels E150a,b,c et d est exclu de la filière d’alimentation biologique [28,29]. *
    *https://additifs-alimentaires.net/E150d.php
    Bonne lecture.

  5. Je découvre ce problème d’additif par votre info. Évidemment je n’ai commencé à utiliser ce produit (pour un traitement quand indispensable alors qu’il y avait encore du couvain) qu’à partir du moment qu’il a été officiellement accepté dans les cahiers des charges d’apiculture biologique. Je vais faire suivre cette info auprès de l’Agence Bio (l’organisme national / la bio en France) et auprès de N&P , afin d’en savoir plus et d’agir en fonction ensuite.
    J’en profite pour rappeler à chacun qu’en cas de création, ou de récupération d’essaims (c’est le moment), le traitement le plus simple et bio est de faire un traitement à l’acide oxalique par dégoutement (dosé à 40g/l de sirop 50/50) lorsque qu’il y a le premier couvain, mais avant qu’il ne soit operculé. C’est efficace à 95%, et vous permettra d’attendre la fin de saison tranquille avant de nouvelles actions. Ça peut permettre aussi de faire baisser la pression des varroas sur la colonie quand manifestement vous en avez trop, mais à ne pas répéter sans bien s’y connaitre sinon risques de problèmes, notamment sur les reines..

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