Quelle peinture pour traiter le bois des ruches ?

Question :

Apiculteur amateur je compte acquérir quelques ruches en plus cette année et je voulais savoir quelles sont les peintures autorisées pour le traitement du bois de la ruche en apiculture bio.

La réponse n’est pas facile car les différents contrôleurs (Ecocert, Qualité-France, ..etc) ont des interprétations un peu différentes du même cahier de charges bio.
Alors voila 2 principes de base:
1° : pas de toxiques (style « carbonyle »ou « xylophéne »).
2° : peintures à l’ extérieur de la ruches (donc pas en contact direct avec la cire des cadres qui a tendance à capter et stocker tout ce qui passe prés d’elle). C’est là qu’il y a quelques variations.
Il y a de bonnes peintures bio, mais d’autres sont aussi acceptées (notamment le « thermopeint » spécial ruches).
Et puis, rappel pour que ça tienne longtemps : bois bien sec, temps chaud (surtout s’il y a de l’huile de lin ou autre dans la peinture) et sans vent (poussières), plusieurs couches (j’en fais 2, avec en plus, et avant ces 2, un premier passage sur les angles (et les coins arrières/ fonds).
Bon travail,  Jérôme Sarre

Apiculture Bio : Extraction du miel

5. Extraction, filtration et décantation, sans jamais chauffer le miel

Si l’extraction ne peut se faire qu’à froid – si l’on chauffe, la cire fond, les « bâtisses »  s’effondrent, extraction impossible – après en revanche, au moment de la filtration, de la décantation, ou de la mise en pot,  beaucoup de miels sont chauffés à 50 ou 60°c. Cela permet une décantation plus rapide et beaucoup plus aisée et aussi de conserver un miel toujours liquide tout en disant  « obtenu par extraction à froid »…  Maintenant le cahier des charges « AB » permet le chauffage du miel.
Nous n’utilisons pas ces méthodes : résultat, au lieu d’une seule journée de décantation quand le miel est chauffé, 3 semaines sont nécessaires pour que nos miels décantent naturellement dans des fûts en inox qu’on appelle des « maturateurs ». C’est plus long et plus compliqué, mais cela permet de respecter totalement la qualité du miel et de préserver ses atouts gustatifs et nutritifs. En effet, le fait de chauffer un miel déclenche un processus irréversible de dégradation qui ira en s’aggravant au cours des mois qui suivent.

04.11.2010 – Mise à jour

Un lecteur de notre Blog nous a posé la question suivante :

Vous y expliquez que maintenant le cahier des charge permet le chauffage du miel, êtes vous certains de cette information ? Avez-vous un lien vers ce nouveau cahier des charges ?

Je lui ai répondu :

Bonjour,
et oui, je suis malheureusement assez sûr de cette info.
Je l’ai appris l’hiver dernier lors d’une journée bio dans le cadre de l’ADAPRO-LR, à Montpellier : nous avions fait venir une personne d’Ecocert pour nous présenter les nouvelles réglementations concernant l’Apiculture Bio Européenne.
Pour les cahiers des charges, question lisibilité, c’est encore plus catastrophique que le précédent (le CC REPAB F) :il s’agit des: CE n° 834/2007 et CE n°889/2008, et je n’y comprend pas grand chose étant allergique à ce style de documents, d’autant + que les omissions y ont de grandes significations….
Bref, il n’est plus question de limite de température (40°c), ni des 10 et 15 mg d’ Hmf comme auparavant dans le Repab.
D’où l’explication de l’intervenante d’Ecocert: « il n’y a plus de limites spécifiques / chauffage du miel, il faut se référer à la réglementation générale « (40 mg d’ Hmf en France pour tout miel acheté par un consommateur).
Il y a des indications de « bonnes pratiques », pour « produits de qualité » par ailleurs mais sans limites contraignantes.
Le seul côté que je trouve positif, dont j’ai eu connaissance cet automne 2010, c’est un contrôle des apiculteurs bios de la région bien + strict, rigoureux, de Qualité-France et d’Ecocert sur les différents points des CE n° 834/2007 et CE n°889/2008 (notamment nourrissement, suivi et renouvellement du cheptel, butinage).
Cordialement,  Jérôme Sarre.

Apiculture Bio : Pas de mélange de miels

4. Pas de mélange de miels

Les mélanges de miels sont interdits quand on est apiculteur bio certifié Agriculture biologique (AB). On récolte le miel, emplacement (rucher) par emplacement et par miellée. Cela permet d’assurer la traçabilité du miel. Et donc pas question de mélanger sa propre production avec du miel parfois importé de Chine ou d’ailleurs en se prévalant d’une appellation « Miel de pays » difficile à contrôler…
En tant qu’apiculteur bio, nous sommes contrôlés par récolte et par rucher (emplacement de plusieurs ruches, en général de 25 à 50 ruches) et  parfois sous la forme de contrôles inopinés dans les ruchers ou la miellerie.

Apiculture Bio : La récolte

3. Des récoltes sans produit répulsif

Le cahier des charges « AB » interdit tout produit répulsif pour faire fuir les abeilles des hausses (étage de la ruche) lors de la récolte . Nous même appliquons une méthode douce qui consiste à éviter que les abeilles ne remontent dans leur(s) hausse(s) lors de leurs incessants déplacements à l’intérieur de leur ruche. Cette méthode est plus longue et demande un travail de préparation, la veille du jour de la récolte, mais elle s’avère beaucoup moins stressante pour les abeilles et respecte encore plus les qualités du miel.

Apiculture Bio : Suivi des ruches

2. Suivi et Traitement des ruches sans produits chimiques

Nous n’utilisons pas d’antibiotique ou autre produit chimique pour soigner nos abeilles, mais des produits proches de ce qu’on retrouve dans la nature et même dans le miel ( thymol, acide formique,..) et des actions « mécaniques » (transvasement d’une ruche avec changement des cadres,..).
Autre caractéristique de notre démarche d’apiculteur bio : nous laissons suffisamment de miel aux abeilles pour leur consommation hivernale (quand il n’y a plus de fleurs à butiner) et nous complétons cette nourriture avec des sirops proches de la composition du miel, extraits de plantes certifiées AB , quand cela s’avère absolument nécessaire, notamment quand l’hiver se révèle  long et  rigoureux.

Tous les miels ne sont-ils pas bio par définition ?

Question :
Vous faites du miel bio, mais tous les miels ne sont-ils pas bio par définition ?

Non, tous les miels ne sont pas bios. Et si l’on se place d’un point de vue « puriste », le miel totalement bio, ça n’existe plus depuis longtemps ! En revanche, dans notre démarche d’apiculteur, pour nous-mêmes, la nature, les abeilles et les produits de la ruche, nous nous efforçons d’être le plus bio possible et cela depuis plus de 30 ans. Le « développement durable »  avant l’heure, et pour de vrai !
Soit, le miel est un produit naturel, au sens où il n’est pas « fabriqué  » par l’homme. Pourtant, tout au long de la vie du miel, des éléments extérieurs -type pesticides sur les fleurs, traitements chimiques dans la ruche…- peuvent altérer ses qualités naturelles et l’éloigner encore plus de la notion même de produit bio.
En ce qui nous concerne, notre démarche pour produire un miel bio se décline de A à Z, tout au long du processus de production. Cela va du choix des emplacements en zones sauvages ou « bio « , au traitement et nourrissement des ruches (si nécessaire) sans produits chimiques, à des récoltes selon des méthodes « douces  » pour les abeilles, jusqu’à une extraction respectueuse du miel, sans le chauffer. Une démarche d’apiculture contrôlée et vérifiée par un organisme certificateur agréé qui délivre le label Agriculture Biologique (AB).

Pourquoi certains miels sont-ils liquides et d’autres plus solides ?

Le miel est fait à partir du nectar des fleurs ou de miellat qui sont toujours liquides. Au moment de l’extraction du miel des cadres des ruches, tous les miels sont liquides. Une fois extrait, naturellement, le miel va cristalliser plus ou moins rapidement en fonction des sucres des fleurs qui le composent. Ainsi, le miel d’acacia particulièrement plus riche en fructose qu’en glucose, cristallisera beaucoup plus lentement que d’autres miels. Il peut rester liquide un an, voir deux ans après l’extraction. A l’inverse, le miel de tournesol cristallise très vite, c’est-à-dire dans le mois qui suit son extraction.
On peut chauffer le miel pour qu’il reste toujours liquide. Mais alors, un processus de dégradation irréversible se met en route, entraînant la perte de ses qualités gustatives et nutritives au bout de quelques mois ce qui se produit pour beaucoup des miels que l’on trouve dans le commerce. Nous ne les chauffons donc pas.
Toutefois, si vous aimez votre miel plus tendre ou même liquide, vous pouvez placer votre pot au bain-marie, à moins de 50° et quelques minutes seulement , ou près d’une source de chaleur (radiateur ou cheminée) en le tournant de temps en temps, certains le mettent au micro-ondes quelques secondes. Dans tous ces cas, veillez à ne pas le faire chauffer trop fort ni trop longtemps et à le consommer dans le mois qui suit.