Que faire contre la fausse-teigne ?

Question :

J’ai découvert des larves de fausse-teigne sur des cadres non construits de corps de ruche dans mes 2 ruches. 8 sur 2 cadres !
Avez-vous une solution pour un traitement ou dois-je laisser les abeilles se défendre ?

Pour la fausseteigne dans 2 ruches:
Si ce sont des ruches vides, ça n’évoluera plus jusqu’au printemps si on les laisse au froid: à voir + tard.
Si ce sont des ruches peuplées, sortir les cadres vides ou avec peu d’abeilles pour retirer les larves de f-t avec un fil de fer costaud ou un tournevis fin.
S’il y en a beaucoup, on  peut pulvériser sur les cadres une préparation avec du bacillus thurigiensus spécial pour f-t de ruches (cf magasins apicoles), mais c’est un signe de faiblesse des colonies et il y aurait peut- être d’autres choses à faire (vérifier le couvain, la population, les provisions) pour s’assurer qu’elles peuvent passer l’hiver.

Rhododendron mellifère et non toxique

Question :

Je suis un « apiculteur » très amateur, dans le Finistère sud.
Actuellement je suis en train de faire un rucher en lisière de forêt.
Pour masquer et embellir l’entrée de ce rucher, je souhaiterai mettre quelques rhodos & azalées mellifères, qui viennent très bien dans ce type de terre.
Le problème c’est que les horticulteurs du secteur sont « infoutus » de me dire quelles variétés sont mellifères & surtout non toxiques, et sur internet il y a tout & son contraire.
D’où mon appel auprès de vous; quelles variétés préconisez-vous?
Merci de vos précieuses et mielleuses lumières.

Malheureusement, je n’ai pas de réponse à votre question…
Je monte depuis longtemps mes ruches sur le « Rhodo » comme on dit ici, mais c’est dans un coin spécifique, à une altitude allant de 1600m à 2200m, versant nord des Pyrénées, évidemment de fin juin à août (sinon risque de neige sur des colonies avec beaucoup de couvain).
Je crois qu’ il sagit d’une sous-espèce  de « Rhododendron ferrugineux »;  ils ne sont pas toxiques là où ils sont (en tout cas la faune locale dont les ours, et les ruminants transhumants n’en souffrent pas). Les abeilles en raffolent quand ça mielle bien, et en plus sont en meilleure forme que les autres quand je les redescends.Le miel est très doux, délicat, tout en finesse.
J’ai beaucoup entendu sur d’autres rhodos, dans d’autres régions, jusqu’aux contreforts de l’Himalaya où il fait parait-il tourner la tête aux abeilles et aux humains, mais jamais entendu de témoignage direct.
Par contre je sais par expérience que beaucoup de plantes peuvent être très mellifères dans un certain contexte, et peu ou pas, dans un autre (climat à la floraison, mais aussi celui de tout l’année, sol, altitude…etc).
Le mieux serait d’observer  la-dite plante dans un coin similaire à celui où vous voulez la planter (il y a des surprises parfois dans des châteaux, monastères où abbayes, chez des protecteurs de variétés anciennes où autres) et sinon, si on a le temps d’essayer soi-même …mais dans le cas des Rhodos Ferrugineux ce n’est peut-être pas la meilleure idée !
De mon côté, je met votre question et cette « réponse » dans mon blog peut-être quelqu’un réagira positivement.
Cordialement, Jérôme Sarre.

PS : ici quelques images du rhododendron sauvage dans les Pyrénées

Quelle peinture pour traiter le bois des ruches ?

Question :

Apiculteur amateur je compte acquérir quelques ruches en plus cette année et je voulais savoir quelles sont les peintures autorisées pour le traitement du bois de la ruche en apiculture bio.

La réponse n’est pas facile car les différents contrôleurs (Ecocert, Qualité-France, ..etc) ont des interprétations un peu différentes du même cahier de charges bio.
Alors voila 2 principes de base:
1° : pas de toxiques (style « carbonyle »ou « xylophéne »).
2° : peintures à l’ extérieur de la ruches (donc pas en contact direct avec la cire des cadres qui a tendance à capter et stocker tout ce qui passe prés d’elle). C’est là qu’il y a quelques variations.
Il y a de bonnes peintures bio, mais d’autres sont aussi acceptées (notamment le « thermopeint » spécial ruches).
Et puis, rappel pour que ça tienne longtemps : bois bien sec, temps chaud (surtout s’il y a de l’huile de lin ou autre dans la peinture) et sans vent (poussières), plusieurs couches (j’en fais 2, avec en plus, et avant ces 2, un premier passage sur les angles (et les coins arrières/ fonds).
Bon travail,  Jérôme Sarre

Miels de Cru

Question :
On ne peut pas obliger les abeilles à butiner telle ou telle fleur! Alors comment faites-vous par exemple pour faire du miel de romarin ?

En effet, on ne peut pas obliger les abeilles ! Mais on peut placer les ruches au bon moment et aux bons endroits  pour qu’elles aient à proximité de chez elles, des fleurs à butiner à volonté. C’est tellement tentant et satisfaisant qu’elles ne pourront pas y résister ! Pour le romarin par exemple, nous installons nos  ruches sur un magnifique plateau sauvage des Corbières, proche de la mer et couvert de buissons de romarin à perte de vue et ce depuis des siècles . ..
Ce que nous faisons pour le romarin, nous l’appliquons aussi pour  » produire  » du miel de châtaignier, de tilleul, d’acacia, de rhododendron, de callune, de montagne, de tournesol, … Cette recherche d’emplacements pour les ruches afin d’obtenir telle ou telle variété de miel représente des années de travail et nécessite une excellente connaissance de la région.. Un goût aussi pour la découverte de la nature… Le but étant de dénicher des emplacements de ruchers au potentiel exceptionnel tout en évitant des déplacements en véhicule trop importants, dans un souci de protection de l’environnement et de développement durable.

Question :
Et comment êtes vous sûr que c’est bien du miel de romarin que vous récoltez au final ?

A nos débuts, nous faisions réaliser des analyses de chacune des variétés récoltées pour confirmer leur appellation. J’ai suivi aussi plusieurs formations pour apprendre à reconnaître les différentes variétés, par leur couleur, leur texture, leur arôme et leur goût bien sûr. Un peu comme on apprend à reconnaître un vin. Trente ans plus tard, j ‘ai rarement  besoin des analyses ! Avant même d’extraire le miel, par son aspect, ses arômes, son goût je sais s’il mérite son appellation. Si jamais j’ai un doute, je le fais analyser par un laboratoire spécialisé. Les traces de pollens présentes dans le miel constituent en effet la signature unique de chaque fleur, comme l’ADN pour les humains…

Les Abeilles travailleuses

Question :
Combien de pots de miel peut produire une ruche et combien de temps les abeilles mettent-elles  pour le faire ?

Disons que l’on peut récolter en moyenne de 10 à 20 pots de miel de 500g par ruche et par miellée. Mais ces dernières années, cette moyenne a malheureusement beaucoup baissé. Pour une récolte, les abeilles butinent de 10 jours à 1 mois selon la floraison. Dix jours par exemple pour l’acacia car la floraison de cet arbre est très courte, jusqu’à un mois pour le romarin, dont les fleurs se renouvèlent. Les fleurs de romarin donnent une goutte de nectar par jour, ce qui est assez rare. Pour produire un pot de miel, les abeilles butinent et pollinisent jusqu’à 5 millons de fleurs et parcourent une distance équivalente à  5 fois le tour de la terre !

Qu’est-ce que la gelée royale ?

L’œuf, à la naissance a droit à quelques gouttes de gelée royale, puis les larves sont nourries au « pain d’abeilles » (mélange de miel et de pollen) alors que la reine sera nourrie toute sa vie à la gelée royale, d’où ce nom, ce qui lui permet de pondre en moyenne plus de 1000 œufs par jour…
La gelée royale n’est pas le fruit d’une récolte, mais elle est produite par certaines glandes des abeilles situées au niveau de leur cerveau, les glandes pharyngiennes. Il s’agit donc d’une sécrétion naturelle des abeilles, quand elles sont jeunes.

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